mardi, 28 février 2006

lumière

C'est cet après-midi, à la médiathèque.Je traine un peu les pieds, après je dois aller faire "les courses", et ma foi, je préfèrerais rester en compagnie des livres, de la musique, et éventuellement, d'un certain regard très noir et très velouté. Avant de sortir, dernier sursis, je jette un oeil à l'expo qui vient juste d'être installée: une expo de "basins", ces cotonnades africaines aux couleurs magiques. Une des pièces de tissu, tendue devant une vitre, laisse passer le soleil: je m'arrête, je rêve, j'imagine les voix, les odeurs, le soleil.Et puis je m'aperçois que je dois être plantée là depuis un bon moment, parce que la jeune fille qui surveille me regarde bizarrement: alors, pour la rassurer, pour emporter avec moi un petit morceau de soleil, je sors mon portable magique qui fait tout sauf le café, et je prends une photo.

Et bien sûr, ma photo ne veut pas s'afficher ici.

Un jour, j'irai à bamako m'acheter des tissus.

En attendant, j'écoute Camaron, le plus grand chanteur flamenco de tous les temps.

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