jeudi, 06 avril 2006

petite planète

Des minutes, des heures, des jours qui passent, des mots qui ne suffisent plus pour raconter.
Une lutte, une de plus contre un système qui méprise, qui s'acharne.
Une jeunesse qui part en chantant et qui découvre la violence de ce monde; les autres, les indifférents, les trouillards, les assis sur leurs misérables richesses.
Des organisations dites ouvrières qui ont oublié les combats de leurs anciens. La fatigue, la colère.
Mais encore et toujours, cet espoir qui prend au ventre de ne pas céder, d'y aller, de chercher la liberté, l'égalité, la fraternité. Il manque si peu de choses.
Mais des yeux si bleus, un sourire qui attend, le printemps partout: ça n'efface pas le brouillard, mais ça l'éclaire.Un peu.Beaucoup, en fait.
Le fiston a une bronchite, il dort avec le chat. la Princesse téléphone, elle ne dort plus, elle parle, elle rit, elle crie, elle a rendez-vous avec sa vie.Fils ainé reprend son souffle , il va quitter le roi du hamburger, et plonger dans un monde plus coloré, il me sourit.
Le coeur est un muscle élastique: le mien s'est déguisé en trampoline. Je lisse mes plumes qui commencent à me plaire.
Quand je suis seule, j'élucubre sur internet, je rêve.

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Saint Girons Plage (landes)

Commentaires

Nota bene : ne pas oublier de se rattacher à des choses simples, belles et tendres dans les moments difficiles...
:=)
Bon Week end, Gente Dame !

Ecrit par : charivari | vendredi, 07 avril 2006

grand mercy, damoiseau.

Ecrit par : clandestine | vendredi, 07 avril 2006

Lisse bien tes plumes petit ange ! Bises

Ecrit par : eole | vendredi, 07 avril 2006

coucou, eole! tu sais, ange, c'est peut-être beaucoup dire!

Ecrit par : clandestine | vendredi, 07 avril 2006

Pour te répondre : une chanson que j'ai chanté une dizaine de fois jeudi soir.

Sauf des mouchards et des gendarmes,
On ne voit plus par les chemins
Que des vieillards tristes en larmes,
Des veuves et des orphelins.
Paris suinte la misère,
Les heureux même sont tremblants.
La mode est au conseil de guerre
Et les pavés sont tout sanglants.

Refrain :
Oui mais…
Ça branle dans le manche,
Les mauvais jours finiront.
Et gare à la revanche
Quand tous les pauvres s’y mettront,
Quand tous les pauvres s’y mettront.

Les journaux de l’ex-préfecture,
Les flibustiers, les gens tarés,
Les parvenus par aventure,
Les complaisants, les décorés.
Gens de bourse et de coins de rues,
Amants de filles aux rebuts
Grouillent comme un tas de verrues
Sur les cadavres des vaincus.

Refrain

On traque, on enchaîne, on fusille
Tout ce qu’on ramasse au hasard :
La mère à côté de sa fille,
L’enfant dans les bras du vieillard.
Les châtiments du drapeau rouge
Sont remplacés par la Terreur
De tous les chenapans de bouge,
Valets de rois et d’empereurs.

Refrain
Nous voilà rendus aux jésuites,
Aux Mac-Mahon, aux Dupanloup.
Il va pleuvoir des eaux bénites,
Les troncs vont faire un argent fou.
Dès demain, en réjouissance,
Et Saint-Eustache et l’opéra
Vont se refaire concurrence,
Et le bagne se peuplera.

Refrain

Demain les manons, les lorettes
Et les dames des beaux faubourgs
Porteront sur leurs collerettes
Des chassepots et des tambours.
On mettra tout au tricolore,
Les plats du jour et les rubans,
Pendant que le héros Pandore
Fera fusiller nos enfants.

Refrain

Demain les gens de la police
Refleuriront sur le trottoir
Fiers de leurs états de service
Et le pistolet en sautoir.
Sans pain, sans travail et sans armes,
Nous allons être gouvernés
Par des mouchards et des gendarmes,
Des sabre-peuple et des curés.

Refrain

Le peuple au collier de misère
Sera-t-il donc toujours rivé ?
Jusques à quand les gens de guerre
Tiendront-ils le haut du pavé ?
Jusques à quand la sainte clique
Nous croira-t-elle un vil bétail ?
A quand enfin la République
De la justice et du travail ?

La Semaine Sanglante, 1871.

Ecrit par : Morand | samedi, 08 avril 2006

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