mercredi, 19 avril 2006

mourir pour des idées

Il s'appelait Anderson Luiz Souza Santos: il était brésilien , militant syndicaliste et du parti des travailleurs. Tout jeune, il avait commencé à se battre pour l'indépendance de la classe ouvrière, dans son lycée et dans les favelas. En 1988, il avit été à l'initiative d'un rassemblement de jeunes, de femmes, de noirs pour répondre à l'appel de militants africains qui préparaient un tribunal pour juger les responsables de la situation catastrophique en Afrique. Ces denières semaines, il se battait pour négocier des accords au profit des ouvriers des entreprises Sadia et Rica. Et il devait drolement déranger certains, Anderson Luiz, parce que le 10 avril au matin, chez lui, à São João de Meriti, en allant prendre son bus, des gens sont passés qui lui ont mis plusieurs balles dans la tête.
Sa compagne s'appelle Aline, elle et leurs compagnons de lutte demandent une enquête: ne cherchez pas, vous ne verrez rien à la tv, Anderson était noir, et le Brésil, c'est bien connu n'a d'intérêt que pour les filles en string sur les plages.

Commentaires

Si j'étais naïf, je dirais que Lula va ordonner une enqu^te pour déterminer les circonstances de sa mort et faire tomber plein de gens haut placés.
Mais je suis de moins en moins naïf.

Ecrit par : Morand | mercredi, 19 avril 2006

là, ce ne serait plus de la naiveté, ça serait hallucinatoire: il faut savoir que anderson se battait aussi contre "Ecosur" qui est l'équivalent de "notre" union européenne, donc contre des machines à écraser le peuple, ça rappelle des choses, tout ça!

Ecrit par : clandestine | mercredi, 19 avril 2006

N'aurait-on pas de plus en plus l'impression que le monde est divisé entre les poires et ceux qui les mangent ?

Ecrit par : Just Dumb | vendredi, 21 avril 2006

Dire que je suis surprise serait un gros mensonge...

Ecrit par : heure-bleue | vendredi, 21 avril 2006

Quoi ? Non seulement il se bat mais en plus il est Noir ?
Ca fait desordre tout ca !

Ecrit par : Elvire | vendredi, 21 avril 2006

La liberté n'a pas de prix, toutes les libertés... quand on les a confortablement chez soi, mesurer la distance qui nous sépare de celle que n'ont pas les autres donne un vertige immense.

Ecrit par : Pyrome | samedi, 22 avril 2006

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