dimanche, 21 mai 2006

etat des lieux

Donc, le week-end prochain, je monte à la capitale: en tant que déléguée du comité pour la reconquête de la démocratie de Hyères.Nous serons un millier de toute la France: des gens de tous bords, enfin presque, décidés à rompre avec les directives de l'Union Européenne. Moi, j'y serai en tant que membre du Parti des Travailleurs, et je serai mandatée sur le droit au logement puisque, localement, nous avons ignoré les palmiers et le grande bleue (mais qu'elle est belle), et nous sommes attachés aux problèmes de ma cité achélème.Chaque délégué devait être mandaté par au moins 40 signataires, moi, j'en ai environ 150, et oui, je ne le savais pas, mais je suis une bonne!
Là-haut, il y aura des gens du pc, du ps (en rupture de ban.....), des syndicalistes, des citoyens lambda qui en ont marre, on se demande pourquoi: l'idée est de créer, enfin de continuer une force populaire, même si le peuple n'est pas trop tendance par les temps qui courent.2007, on s'en fout, enfin non, mais ce n'est pas l'essentuel.
Là-haut, il y aura aussi le frangin, la frangine, l'homme lointain, et plus si affintés, pour me récupérer le samedi soir: nuit blanche en perspective, le deuxième jour de la convention , je le passe avec une perf d'arabica s'il vous plait.
Et en attendant, mon petit coeur continue à tanguer.
Parce qu'hier, en début d'après-midi, l'homme était prêt à nous emmener à un concert, nous, la Princesse (.......) et moi.En fin d'après-midi, l'homme était toujours d'accord mais il était accompagné.De son ex.Je décline, la Princesse s'en fout, je pleure (et oui) 5 mns dans ma chambre, j'arrête de pleurer, je balance des mails rageurs à l'homme;à minuit, la Finlande à gagné l'eurovision, la Princesse et le Fiston dorment, je sors: chez un ex........qui, tout compte fait, restera un ex, l'histoire des vieux pots et de la bonne soupe ne fonctionne pas toujours: il y a des fois où les vieux pots sont vraiment trop vieux.
Et ce matin, au lever, (le chat m'a réveillée, il adore ça), avalanche de textos sur mon portable: de l'homme.Qui veut venir me chercher pour que j'efface les mails moi-même.Qui écrit que "mes yeux sont trop beaux pour les rougir".
En gros, (non, il ne dit pas comme ça), je suis une andouille.
Je sais, "on" me l'a dit, c'est un jeu à risques: le risque de faire mal, d'avoir mal, et quand on est "arrêtée" pour dépression, ça n'arrange rien.
C'est le jeu de ma vie, j'ai oublié les règles depuis longtemps: une chose est sûre, je ne m'ennuie pas.
Tiens, je vais re-écouter Ray Charles.

jeudi, 18 mai 2006

la vengeance de la femme démasquée

Je suis dans un bar avec des gens; pas l'homme, qui a décidé d'être clean cette semaine (et puis, je rajouterai qu'il y avait foot à la télé, mais ça, c'est parce que je fais du mauvais esprit).C., qui est bavarde, rigolote se penche vers moi, les yeux pétillants et tout:
-c'est vrai que vous allez vous marier?
-............
-arrête, il était sérieux , alors, c'est vrai? (là, elle commence à être un peu lourde, je trouve)
-.............
-allez, j'ai vu les textos
-quels textos? (inquiétude légitime, comme on va le voir)
-ben, les tiens, il m'en a fait lire, vous êtes trop mignons
Je vais au bar demander un cognac, et ,rageusement, j'envoie un texto d'engueulade à l'homme, un qu'il ne montrera pas, non mais. Il n'a pas répondu: en fait, il dort peut-être vraiment.
J'hésite entre le couvent (oui, encore) et l'UMP.

lundi, 15 mai 2006

le temps des cerises

J'ai hésité, je vais me faire traiter de tous les noms, encore, je voulais passer "l'appel" .Parce que dans 2 semaines, je serai à Paris, je ferai partie des 1000 délégués de l'appel à la reconquête de la démocratie.Je voulais raconter que ces dernières semaines, je n'ai pas fait que tomber (quel drôle de mot!) amoureuse, j'ai fait du porte à porte, j'ai beaucoup parlé, écouté, j'ai rédigé, j'ai participé à quelque chose sur la cité, il va falloir que je l'écrive un de ces jours, et puis, je me suis dit:
pour commencer, un petit rappel historique, oui, c'est extrait d'un canard qui s'appelle "Informations Ouvrières", oui, je suis abonnée, oui, il y en a à qui ça fait peur.......
Existe-t-il d'autres moyens de se battre?moi, je n'en connais pas, et pourtant, j'en ai essayé plein.
Non, pas les armes, il y a déjà bien trop de sang qui coule sur cette planète, mais se battre, encore et toujours......
Donc, cet extrait:

Il y a 135 ans,
la Commune de Paris a osé
Il y a 135 ans, le premier gouvernement ouvrier constitué par les délégués élus et révocables du peuple de Paris décrétait, face au gouvernement clérical et réactionnaire de Thiers, face aux troupes de Bismarck assiégeant à Paris, la réquisition des entreprises fermées par leurs propriétaires.
Il y a 135 ans, les simples délégués de la Commune, respectant le mandat qu’ils tenaient des électeurs de leur circonscription, jetaient les bases de l’instruction publique pour tous. Toutes les décisions de la Commune ne se posent-elles pas aujourd’hui avec acuité ?
• Le 30 mars 1871, la Commune adopte un décret sur les loyers.
• Le 2 avril, la Commune décrète l’élection des fonctionnaires au suffrage universel, proclame la laïcité de l’enseignement, interdit l’enseignement religieux à l’école et s’engage dans la réorganisation de l’enseignement primaire et technique.
• Le 16 avril, la Commune remet en exploitation les ateliers abandonnés par les patrons et les remet aux ouvriers qui constitueront des sociétés coopératives.
• Le 17 avril, elle repousse les échéances qui menaçaient de provoquer la faillite de trois cent mille ateliers.
• Le 20 avril, la Commune abolit le travail de nuit dans les boulangeries.
• Le 27 avril, un décret supprime les amendes et retenues sur les salaires ouvriers, supprime les bureaux de placement privés qui se livraient à une véritable traite de main-d’œuvre.
• Le 8 mai, le fort d’Issy est pris par les Versaillais, l’enceinte de Paris commence à être directement bombardée.
• Le 28 mai, la dernière barricade de la Commune tombe à 13 heures, rue Oberkampf. Quatre mille communards ont été tués dans la bataille, trente mille autres ont été fusillés, sans compter les déportations en Nouvelle-Calédonie.
La Commune de Paris a ouvert une issue aux problèmes auxquels la société est plus que jamais confrontée aujourd’hui.


"On n'est pas fatigués, on va continuer"....???

dimanche, 14 mai 2006

c'est la nuit

Je suis allée au concert avec Fiston et K.: pas n'importe qui, le concert, Mister Lynton Kwesi Johnson himself!
Là-bas, bien sûr, on a vu des gens, c'est petit, Hyères.
Rencontré un ex (oui, je sais, ça fait un peu qui se la pète, mais c'est un ex, j'y peux rien), Damned, j'avais oublié que cet homme charmant n'entend que de l'oreille droite. Pourquoi "damned"? parce que l'homme aux chabada ouaouh yeux bleus entend de l'oreille droite, et re-damned, le lointain aussi.Ca doit être un remake des envahisseurs, personne ne m'avait prévenue.
Fiston a apprécié le concert, il a dansé, il a même sorti les mains de ses poches: succès total, donc.

Et là, je viens de reprendre le fil de mon histoire que personne ne suit à cette heure avancée, c'est à peine si je me suis moi-même, parce que je viens de parler 53 mns avec l'homme aux chabadabada etc au téléphone.L'homme envoie des textos poétiques à des heures improbables, l'homme est sec pâr moments et 5mns après me promet de me fabriquer des bijoux aphrodisiaques: qu'on ne me demande pas de quoi il s'agit, je n'en sais rien. Je dirai quand je saurai. Ou pas.Et cette nuit, l'homme aux etc est dans une nuit de poor lonesome cowboy: pas si lonesome, 53 mns de tel quand même (forfait gratuit le week-end).Et éventuellement, il va débarquer.
Je mange une glace à la pistache et je me demande si je me rhabille ou non: le chat vient de me faire savoir que je fais comme je veux, il ne s'en mêlera pas.

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mercredi, 10 mai 2006

miracle

Non, pas ceux de Lourdes ou de Fatima, j'ai un peu de mal avec ça.
Quand Fils Ainé est arrivé dans ce monde, en Andalousie,le voisin anglais a dit : miracle de l'existence.....(en français dans le texte).
C'était la nuit dernière, passé minuit: après avoir gambergé sur LA réunion, celle que l'homme et moi avons enfin réussi à organiser sur la cité (demain soir), après avoir répété le texte que j'allais servir à la gestionnaire du collège pour expliquer pourquoi je n'avais pas payé la demi-pension ("je suis fauchée" ne suffit pas), je décide d'aller me coucher. Où est le chat? parce qu'il est hors de question dans cette famille d'aller se coucher sans quelques civilités félines.
J'entrouvre la porte de la chambre de la Princesse, squattée par le Fiston en son absence: le store n'est pas complètement baissé, lumière tamisée. Fiston dort sur le côté, le visage aussi innocent qu'à l'époque où il s'endormait sur mes genoux. Contre lui, Bansaï, le chat ne relève même pas la tête, s'étire un peu, se recale en ronronnant. je referme doucement la porte, je vais prendre l'air sur le balcon, je me dis que ce genre de miracle vaut toutes les révolutions du monde.