mardi, 25 avril 2006
boum, quand votre ***** fait boum
Hier soir, j'avais décidé d'arrêter de me répandre sur mes démêlés (quelque peu emmêlés) sentimentaux: le terme "sentimentaux" recouvrant assez maladroitement un océan d'émotions, confusions, sensations, bref plein de choses qui finissent par "ion". Je m'étais déchainée, parce que faisait un moment que je n'avais pas hurlé, et ça me manquait un peu, sur la nouvelle "boutique équitable" , la conclusion étant qu'on est dans un monde où il y en a qui sont beaucoup plus équitables que d'autres (pour plagier un certain Michel Colucci).
Malheureusement, au moment d'enregistrer, je pense à autre chose (quoi, je ne sais plus) et hop, je supprime!
Et puis, ce matin, un mail dans ma boite, c'est reparti, un 2ème café, ohlala.
Parce que:
le "lointain", celui que je croyais avoir dignement zappé n'est finalement pas si lointain, et, damned, ça ne me laisse pas du tout, mais alors pas du tout indifférente. Pas ma faute, je suis comme le chat, j'ai le ronronnement facile
le "proche": dans un grand élan de respectabilité, j'ai passé la soirée d'hier, à concocter l'entretien décisif et néanmoins courtois auquel j'allais le convier. Oui, mais. Il y a le mail de ce matin: je fonds, un chamallow sur la plage, ce n'est rien à côté de moi.
On peut me traiter de coeur d'artichaut, ça m'est bien égal, les coeurs d'artichauts sont doux et parfumés, ce n'est pas une insulte. Me taxer d'inconstance, si on veut, ça ne me dérange pas.
Par contre, si quelqu'un est informé d'un quelconque texte présidentiel interdisant de tomber en amour à la vitesse maximum, qu'il m'en informe, svp: c'est pas le moment que je me fasse piquer mon permis de conduire.
12:27 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
dimanche, 23 avril 2006
décodeur
J'avais oublié que les femmes et les hommes (ou les hommes et les femmes , c'est comme on veut) sont équipés de logiciels légèrement différents.
J'avais oublié que ça n'a guère d'importance, que les points de rencontre sont des fois un peu fragiles, mais ils existent.
J'avais oublié que tout ça, ça veut dire qu'on respire, et c'est bien.
Que voir les palmiers se détacher sur le rouge du soleil levant, c'est quelque chose.
Et que se réveiller avec la dernière phrase de la nuit dans la tête, ça rend le printemps encore plus printanier.
D'ailleurs, ce soir, le parfum des fleurs d'acacia se glisse jusque dans le achélème.

"Pond with M.Monet" Nancy H. Cole
18:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mercredi, 19 avril 2006
mourir pour des idées
Il s'appelait Anderson Luiz Souza Santos: il était brésilien , militant syndicaliste et du parti des travailleurs. Tout jeune, il avait commencé à se battre pour l'indépendance de la classe ouvrière, dans son lycée et dans les favelas. En 1988, il avit été à l'initiative d'un rassemblement de jeunes, de femmes, de noirs pour répondre à l'appel de militants africains qui préparaient un tribunal pour juger les responsables de la situation catastrophique en Afrique. Ces denières semaines, il se battait pour négocier des accords au profit des ouvriers des entreprises Sadia et Rica. Et il devait drolement déranger certains, Anderson Luiz, parce que le 10 avril au matin, chez lui, à São João de Meriti, en allant prendre son bus, des gens sont passés qui lui ont mis plusieurs balles dans la tête.
Sa compagne s'appelle Aline, elle et leurs compagnons de lutte demandent une enquête: ne cherchez pas, vous ne verrez rien à la tv, Anderson était noir, et le Brésil, c'est bien connu n'a d'intérêt que pour les filles en string sur les plages.
12:42 Publié dans no pasaran! | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
dimanche, 16 avril 2006
insu, pardon résu rection
Donc c'est paques. Je commence à en avoir un peu ma claque, si je peux m'exprimer aussi vulgairement des fêtes obligatoires à base de jesus et tout ça. Mais bon. Je suis une fille bien élevée, alors ce matin, j'appelle mes (ex)beaux-parents: surtout que comme d'habitude, ma belle-mère a envoyé d'excellents chocolats. Le fiston profite du soleil, il fait un tour en vélo, la princesse digère sa révolution, fils ainé est à la maison, mais a du rentrer à des heures indécentes, donc discussion "femmes" avec la belle-mère.
Il faut dire que depuis son dernier passage ici, la belle-mère a décidé de se refaire une jeunesse, et a annoncé à tout le monde que si le beau-père veut stagner à la maison "comme un vieux", il n'en est pas de même pour elle, que, maintenant, elle profite: elle a 73 ans, mais il n'est jamais trop tard pour ces choses.
Devant ces excellentes dispositions, je me risque à lui glisser un mot sur chabadabada: non,je ne lui dis pas que avant-hier soir, il a débarqué à 20 heures (point fâché du tout pour ceux qui auraient suivi) et m'a "enlevée" jusqu'à 7 hoo hier matin, restons correcte.Je ne raconte pas non plus comment, après 2 whiskies (oui, je suis assez économique de ce côté), j'ai failli nous faire éjecter d'une improbable boite toulonnnaise parce que je débutais dans ma carrière de strip teaseuse devant l'homme aux yeux bleus et son meilleur copain (j'avais défait 2 boutons).
Je glisse juste qu'en ce moment, je "vois quelqu'un",et j'attends. Réponse: ben il est temps!!!!!!!(avec l'accent sarthois).
Pour résumer, j'ai l'autorisation , voire des encouragements de mon psy, de ma belle-mère, de mes enfants (on n'a jamais autant rigolé à la maison qu'en ce moment), vivement que l'homme revienne de son week-end pascal avec sa famille à lui!
Et les chocolats sont waouh!
Et le meilleur copain est en passe de devenir un des miens, j'avais oublié.
11:25 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
vendredi, 14 avril 2006
les loups et l'agneau
Hier soir, tarot chez R. En début d'après-midi, R. feuilletait fébrilement son carnet d'adresses, pour trouver un quatrième: en fin d'après-midi, T. m'apelle, je lui propose le tarot, c'est ok, il arrive.
J'avais juste oublié 2 ou 3 petites choses:
que T. est une sorte d'oiseau tombé du nid qui ne réagit pas toujours au quart de tour.
que R., lui, est un ex-routard qui a tout vu, et même ce qui ne se voit pas; qu'en plus, en tant que ami de longue dâte, R. me passe tout, même ce que je ne demande pas. (c'est quand même un homme qui, pour me présenter, dit:"si elle avait un cabinet d'assurances, je prendrais toutes mes assurances chez elle"...)
que J. , joueur de tout, belote, tarot, pétanque, vit dans une caravane, connait les plantes, la langue provençale, bref, c'est pas un rigolo!
La partie commence, T. parle beaucoup trop, se plante, mais ne l'admet pas; soupirs excédés des 2 vieux briscards qui me balancent des regards du genre "mais qu'est-ce que tu nous ramènes....?".Moi, perso, ça va, le rosé est bon et frais, R. a de bons disques, J. m'appelle sa "ninette".
Et pui, T. fait THE boulette, alors qu'il joue avec J. (et moi), il se met à jouer perso: déjà, dans une partie normale, c'est mal vu, mais là, avec les 2 autres, c'est carrément un crime. Il y a quelques siècles, je suppose que ça se serait réglé à coups d'escopette. Heureusement, cette époque est révolue, ne restent que les yeux pour foudroyer l'adversaire, que dis-je le félon.
Et puis, le jeu tourne (c'est comme la vie, tout ça), je m'autorise quelques audaces, et ....je gagne. J. est un tantinet vexé, mais apprécie en gentleman, R. comme d'hab, me couvre d'éloges.Dans ces cas-là, le citoyen lambda, encaisse et continue à jouer.Pas T., il se permet de contester MA victoire: erreur fatale.J. lui arrache son jeu des mains et lui démontre par a+b qu'il joue comme un tocard.
Bref, à une heure du mat, j'ai estimé que la mise à mort avait assez duré, regretté d'avoir refusé de jouer des centimes d'euros, parce que j'aurais gagné au moins 10 euros, et embarqué T, légèrement décomposé.
Si quelqu'un veut faire le quatrième pour la prochaine partie........?
13:06 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

