mercredi, 12 avril 2006
sans titre
C'est l'histoire d'une personne à qui on n'avait pas appris à recevoir: une personne qui donnait tout ce qu'elle pouvait parce que c'est tout ce qu'elle savait faire.
Alors, quand un homme aux waouwchabada yeux bleus lui posait une question en forme de proposition très gentille, hop,les piquants se redressaient et elle l'envoyait paitre: mais elle ne se rendait pas compte tout de suite, alors, elle envoyait un texto pour s'excuser, mais le texto était tellement alambiqué que l'homme aux waouw etc doit encore se demander ce qu'elle veut exactement.
Heureusement, tout d'un coup, plein de gens qu'elle n'a pas vus depuis longtemps débarquent: et ces gens lui disent que tout s'apprend , et qu'on l'aime comme ça. Et ce soir, elle voit son psy qui va l'aider à démêler les fils.
Et heureusement, l'homme perplexe aux waouw etc n'a apparemment rien annulé.
Et depuis hier, elle a les cheveux rouges .
Elle devrait pouvoir s'en sortir.
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dimanche, 09 avril 2006
la soirée
L'homme aux yeux bleus était pile à l'heure, tellement à l'heure qu'il a dû m'attendre, et c'est déjà un cadeau d'arriver en retard à un rendez-vous où on vous accueille avec le sourire. L'homme aux très beaux yeux bleus avait tout prévu, jusqu'à l'enlèvement final dans un endroit avec de la musique, et de la place pour danser. Comme à 20 ans.J'ai eu le temps de voir le début du jour vers Brégançon avant de sombrer.
Il y a maintenant pas mal d'années, j'ai été une petite fille qui grandissait: certainement aimée, d'un amour oppressant qui interdisait toute liberté, un amour névrosé .Je regardais la vie des autres par la fenêtre, et je n'avais même pas le droit d'ouvrir la fenêtre pour faire entrer l'air du dehors . Alors, le jour où j'ai pu m'échapper, la cuirasse de désespoir qui me protégeait malgré moi collée à la peau, j'ai tout fait, ou presque. Si les anges gardiens existent, celui qui me suit (le pauvre) a des ailles bien fournies: aucun excès n'était suffisant, il me les fallait tous, vite, pour combler le vide de ces années d'exil.
J'ai vieilli, j'ai pleuré, j'ai tremblé, j'ai appris à rire en même temps. la cuirasse s'est légèrement fendillée. Je suis certainement loin d'avoir tout compris à l'histoire. je peux encore courir après le bonheur, mais je sais une ou deux petites choses: comme par exemple de ranger dans un endroit secret les moments de plaisir, sans me torturer pour imaginer la suite.
R. vient d'arriver en vacances, c'était la bonne nouvelle suivante.
21:27 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
jeudi, 06 avril 2006
petite planète
Des minutes, des heures, des jours qui passent, des mots qui ne suffisent plus pour raconter.
Une lutte, une de plus contre un système qui méprise, qui s'acharne.
Une jeunesse qui part en chantant et qui découvre la violence de ce monde; les autres, les indifférents, les trouillards, les assis sur leurs misérables richesses.
Des organisations dites ouvrières qui ont oublié les combats de leurs anciens. La fatigue, la colère.
Mais encore et toujours, cet espoir qui prend au ventre de ne pas céder, d'y aller, de chercher la liberté, l'égalité, la fraternité. Il manque si peu de choses.
Mais des yeux si bleus, un sourire qui attend, le printemps partout: ça n'efface pas le brouillard, mais ça l'éclaire.Un peu.Beaucoup, en fait.
Le fiston a une bronchite, il dort avec le chat. la Princesse téléphone, elle ne dort plus, elle parle, elle rit, elle crie, elle a rendez-vous avec sa vie.Fils ainé reprend son souffle , il va quitter le roi du hamburger, et plonger dans un monde plus coloré, il me sourit.
Le coeur est un muscle élastique: le mien s'est déguisé en trampoline. Je lisse mes plumes qui commencent à me plaire.
Quand je suis seule, j'élucubre sur internet, je rêve.

Saint Girons Plage (landes)
23:03 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
lundi, 03 avril 2006
printemps
Entre un qui est loin, qui n'en finit pas d'annoncer sa venue, mais n'en finit pas d'être absent, qui perd son stylo de plus en plus souvent, et un autre qui est tout près, qui s'impatiente, qui sait les paroles et les regards , qui invite, vous feriez quoi....?
Moi, c'est simple, j'écoute en boucle l'adagio du concerto pour clarinette de W.A., je rougis bêtement, j'invente des chorégraphies carrément pas de mon âge, je me change 3 fois avant de sortir, je ris même quand ce n'est pas drôle, bref je.......
Et que celui ou celle qui me taxerait d'inconstance se souvienne qu'il est si doux d'entamer une histoire qu'on n'ose pas encore appeler "d'amour".

le bal à Bougival (Renoir, bien sûr)
16:27 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
dimanche, 02 avril 2006
poisson d'avril

00:19 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

