lundi, 15 mai 2006
le temps des cerises
J'ai hésité, je vais me faire traiter de tous les noms, encore, je voulais passer "l'appel" .Parce que dans 2 semaines, je serai à Paris, je ferai partie des 1000 délégués de l'appel à la reconquête de la démocratie.Je voulais raconter que ces dernières semaines, je n'ai pas fait que tomber (quel drôle de mot!) amoureuse, j'ai fait du porte à porte, j'ai beaucoup parlé, écouté, j'ai rédigé, j'ai participé à quelque chose sur la cité, il va falloir que je l'écrive un de ces jours, et puis, je me suis dit:
pour commencer, un petit rappel historique, oui, c'est extrait d'un canard qui s'appelle "Informations Ouvrières", oui, je suis abonnée, oui, il y en a à qui ça fait peur.......
Existe-t-il d'autres moyens de se battre?moi, je n'en connais pas, et pourtant, j'en ai essayé plein.
Non, pas les armes, il y a déjà bien trop de sang qui coule sur cette planète, mais se battre, encore et toujours......
Donc, cet extrait:
Il y a 135 ans,
la Commune de Paris a osé
Il y a 135 ans, le premier gouvernement ouvrier constitué par les délégués élus et révocables du peuple de Paris décrétait, face au gouvernement clérical et réactionnaire de Thiers, face aux troupes de Bismarck assiégeant à Paris, la réquisition des entreprises fermées par leurs propriétaires.
Il y a 135 ans, les simples délégués de la Commune, respectant le mandat qu’ils tenaient des électeurs de leur circonscription, jetaient les bases de l’instruction publique pour tous. Toutes les décisions de la Commune ne se posent-elles pas aujourd’hui avec acuité ?
• Le 30 mars 1871, la Commune adopte un décret sur les loyers.
• Le 2 avril, la Commune décrète l’élection des fonctionnaires au suffrage universel, proclame la laïcité de l’enseignement, interdit l’enseignement religieux à l’école et s’engage dans la réorganisation de l’enseignement primaire et technique.
• Le 16 avril, la Commune remet en exploitation les ateliers abandonnés par les patrons et les remet aux ouvriers qui constitueront des sociétés coopératives.
• Le 17 avril, elle repousse les échéances qui menaçaient de provoquer la faillite de trois cent mille ateliers.
• Le 20 avril, la Commune abolit le travail de nuit dans les boulangeries.
• Le 27 avril, un décret supprime les amendes et retenues sur les salaires ouvriers, supprime les bureaux de placement privés qui se livraient à une véritable traite de main-d’œuvre.
• Le 8 mai, le fort d’Issy est pris par les Versaillais, l’enceinte de Paris commence à être directement bombardée.
• Le 28 mai, la dernière barricade de la Commune tombe à 13 heures, rue Oberkampf. Quatre mille communards ont été tués dans la bataille, trente mille autres ont été fusillés, sans compter les déportations en Nouvelle-Calédonie.
La Commune de Paris a ouvert une issue aux problèmes auxquels la société est plus que jamais confrontée aujourd’hui.
"On n'est pas fatigués, on va continuer"....???
11:18 Publié dans une et indivisible! | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note


